PILOTE PARIS
SCROLL

Pilote Paris est un studio indépendant de design graphique et de direction artistique créé en 2014 et dirigé par Yannick James, Mathieu Mermillon et Yannis Pérez. Notre studio pilote des projets créatifs avec un intérêt particulier pour l’art contemporain, le design, la mode et l’édition.

Nous inventons des systèmes d’identité visuelle, construisons des sites internet, dessinons des livres, animons des formes graphiques, imaginons des systèmes de signalétique, dirigeons des productions photo…

Si la lecture des enjeux d’un projet est le point de départ de notre inspiration, notre approche éclectique où se croisent les savoirs, les pratiques plastiques et les techniques constitue la pertinence de nos propositions. Notre engagement vers une approche conceptuelle est toujours soutenu par un souci du détail et une attention particulière à la typographie.


Contact


42 rue Myrha – 75018 Paris
+33 (0)1 71 70 21 50
contact@piloteparis.com
Instagram @pilote_paris


Services


Direction artistique
Identité visuelle
Design éditorial
Création d’affiches
Conception de livres
Dessin de caractères
Création de site internet (UI/UX)
Animation graphique
Signalétique de bâtiment


Équipe


Yannick James
Formé à l’École supérieure d’art et design de Valence et à l’Universität der Künste à Berlin, Yannick collabore de 2009 à 2017 avec le designer Philippe Apeloig. Il réalise notamment des projets pour le Théâtre national de Toulouse, les éditions Phaïdon, le Musée du Louvre ou l’Alliance française de New York. En 2018 il rejoint Pilote Paris.


Mathieu Mermillon
Diplômé de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg puis de Paris, Mathieu est directeur artistique des projets spéciaux pour les publications Condé Nast au sein du magazine AD de 2008 à 2012. Il développe également un travail engagé dans la typographie et l’édition, de la monographie aux catalogues de maison de vente, en passant par l’identité visuelle de galeries d’art et de design.


Yannis Pérez
Diplômé de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg puis de Paris, Yannis travaille d’abord pendant 6 ans comme directeur artistique en agence de communication. Il pratique en parallèle une activité de plasticien et expérimente sous forme d’installations le champ de l’édition et des supports imprimés.


Lorraine Charrière
Diplômée de l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art – Olivier de Serres en 2021, Lorraine intègre l’équipe de Pilote Paris en 2022.


Anciens stagiaires


Matis Le Texier (2023-2024)
Marthe Fihman (2023)
Louna Bourdon (2023)
Alexandra Roche (2023)
Félix Farjas (2022)
Lorraine Charrière (2021)
Louis Henrion (2021)
Valentin Ledent (2021)
Lauranne Perrot (2020)
Lou Reinlado (2019)
Chloé Gaertner (2018)
Julie Bertais (2017)


Candidature de stage


Si vous pensez que votre travail correspond à notre pratique, n’hésitez pas à nous envoyer votre portfolio PDF par e-mail à contact@piloteparis.com

Nous privilégions les stages de longue durée (entre 3 mois et 6 mois).

Nous recevons beaucoup de demandes, excusez par avance le délai de notre réponse.

Attention, pour la période printemps-été 2024 nous ne disposons plus de place. Prochaine période: automne-hiver 2024.


Photographes ayant participé aux projets


Quentin de Briey
Coppi Barbieri
Antoine Chesnais
Camila Falquez
Sophie Tajan
Paul & Henriette
Mark Peckmezian
Mirka Laura Severa


Crédits


Ce site a été conçu par Pilote Paris et développé par Emmanuel Pevny.

Les travaux datés de 2014 à 2021 ont été réalisés en collaboration avec Joséphine Guérin.

S’Attacher – École des Arts Décoratifs

Design éditorial Dessin de caractère 2023

Le concept éditorial de cette publication répond à un double enjeu: d’une part donner à voir et à lire les travaux pédagogiques et scientifiques de la Chaire Éco-Design & Création, et d’autre part élaborer une édition eco-responsable. Plus qu’un simple travail esthétique, il s’agissait donc de concevoir un système graphique et utiliser des procédés techniques mettant en avant la démarche portée par l’École des Arts Décoratifs.

La première intuition a été de construire notre réflexion à partir des contraintes matérielles du processus de fabrication d’un objet imprimé. Cette analyse nous a permis d’établir un premier cadre et ainsi de définir les spécificités techniques du projet: le format calculé à partir de la dimension originale des feuilles d’impression pour minimiser les pertes de papier; la reliure piqûre agrafée, pour un façonnage simple et réduit à l’essentiel; l’impression offset traditionnelle avec encres végétales pour un mode d’impression peu polluant; le choix des papiers, principalement sélectionnés dans les stocks non-utilisés de l’imprimeur, pour éviter des commandes superflues.

La grille de mise en page et l’organisation des contenus nous permettent de réduire de manière significative le nombre de pages initialement prévu. Des marges réduites au minimum et l’imbrication des images dans les textes rendent possible d’investir la page au maximum de son format. Enfin l’exploitation des zones disponibles comme par exemple l’intégration du sommaire sur la couverture nous dispense de pages supplémentaires.

D’un point de vue typographique, le Journal, édité par Zusana Licko en 1990, résonne avec les ambitions éditoriales et pédagogiques de la Chaire. Le dessin s’inspire du Garamond, qui compte parmi les police les plus économes en encre. Afin de réduire le poids du fichier numérique de la typographie, Zusana Licko supprime délibérément les courbes des lettres (fig.1). En résulte des caractères comme érodés, évoquant tour à tour les thèmes abordés de cette première édition: l’usure et la durabilité.

Un caractère de titrage est enfin dessiné sur mesure pour ce projet. Par un principe d’extraction de masse et de réemploi de la matière, les lettres sont recomposées. Dans l’exemple ci-dessous (fig.2) nous récupérons 8 demi-cercles dans un fut vertical qui nous permettent de dessiner sous la forme d’une ligne de quatre cercles la barre du « T ».

Le système visuel, que nous avons conçu, est le résultat d’un équilibre entre une approche technique où les ressources et les outils de productions sont mesurés et une expérimentation graphique où les formes obtenues symbolisent les enjeux de l’écologie: sobriété, réemploi, optimisation, économie. Par des gestes modestes et singuliers, nous nous sommes attachés à façonner un cahier à l’image des perspectives contemporaines revendiquées par l’École des Arts Décoratifs